Une année-charnière dans l’histoire de Survilliers fut l’année 1903, quand Georges Leroy et Charles Gabel fondèrent la Cartoucherie Française. À partir de ce moment, l’importance de l’agriculture pour l’économie locale n’a cessé de reculer face à l’industrie. D’abord installée dans une modeste ferme et n’employant que dix ouvriers et deux cadres, la cartoucherie s’était déjà construit un renommée sur le plan international à la veille de la 1re guerre mondialeb 16. Pendant la guerre, la cartoucherie apportait son concours à la Défense Nationale, mais quand le front se rapprocha de nouveau de Survilliers en juin 1918, elle fut obligée de s’exiler à Caen.
Début septembre 1914, les combats s’approchent dangereusement de Paris et le Gouvernement quitte la capitale. Un détachement de cavaliers allemands campe à La Chapelle-en-Serval, les 3 et 4 septembre. La lisière des forêts marqua alors la limite entre les positions des deux armées ennemiesb 15 et une bataille violente les opposa. Dans la Garenne du Houx, des vestiges de tranchées sont toujours visibles. Heureusement, les 109e et 110e brigades réussirent rapidement à battre en retraite les envahisseurs, qui concentrèrent leurs forces sur la bataille de l'Ourcq à partir du 5 septembre. Le village de Survilliers fut ainsi épargné des destructions, ce qui n’empêcha évidemment pas que de nombreux Survillois ont dû laisser leur vie sur le champ d’honneurNote 13.
Après l’Armistice, la cartoucherie reprit vite ses activités à Survilliers et connaît un développement très favorable, grâce notamment à de nombreux brevets et à la diversification de sa gamme des produits.